Thoresen Lasse

Compositeur
Thoresen Lasse
Description

*  1949

Né en 1949, Lasse Thoresen fait ses études au Conservatoire d’Oslo dont il sort diplômé en 1972 après avoir suivi la classe de composition du maître Finn Mortensen. Il approfondit ensuite ses connaissances en  électrophonie et en composition sous la direction du docteur Werner Kaegi à l’Institut de Sonologie d’Utrecht. Dès 1975, Lasse Thoresen est chargé de cours d’électrophonie, de sonologie et de composition à l’Ecole Nationale Supérieure de Musique, qui, en 1973, a remplacé l’ancien Conservatoire, et où il est titulaire de la chaire de composition depuis 1988. Avec Olav Anton Thommesen, Thoresen a joué un rôle primordial dans la création en Norvége d’un milieu de recherche sur la sonologie, bénéficiant dans ce but d’une bourse du Conseil Norvégien pour la Recherche (Norsk Forskningråd). Les premières productions de Lasse Thoresen témoignent de ses travaux sur l’électrophonie. Une œuvre majeure de cette période est la composition multimédia Skapelser (ballet pour télévision) conçue pour le Centre d’Art Moderne de Høvikodden. Thoresen a obtenu de nombreuses commandes et plusieurs de ses œuvres sont d’ores et déjà largement reconnues, ainsi  Le jardin, écrit pour l’inauguration de la petite salle du Palais des concerts d’Oslo, Le soleil de l’équité , commande de l’Orchestre Philharmonique de Bergen, le Concerto symphonique pour violon et orchestre , dédié à Stig Nilsson, 1er violon solo de l’Orchestre Philharmonique d’Oslo, et surtout L’oiseau du cœur, trio avec piano composé à l’intention de Trio d’Oslo. En 1981, sa pièce pour piano Etapes du dialogue intérieur est couronnée du prix de l’ « Œuvre de l’année » par la Société des Compositeurs Norvégiens. En 1987 c’est le prix de la Critique qui récompense Qudrat, pour synthétiseurs et percussions, et la même année Thoresen se voit attribuer le prix Lindemann pour l’ensemble de son œuvre. A partir de 1985, le travail de Lasse Thoresen porte sur la microtonalité, s’inspirant des musiques traditionnelles de certains régions norvégiennes, du système de « Just Intonation » élaboré dans les années ’30 par l’Américain Harry Partch, et de la musique spectrale (T.Murail, G.Grisey). La première œuvre où Thoresen met à profit des modèles empruntés au folklore norvégien est Les trois régénérations Il se signale ainsi comme le premier compositeur de son pays à avoir intégré dans sa musique les intervalles non tempérés, distinctifs de ces airs folkloriques. Thus (1990) a été composé pour un ensemble adapté au système de Partch. Quant à la musique spectrale, son influence est manifeste dans Illuminations (1986) et AbUno (1992). Cette dernière œuvre a d’ailleurs valu à Thoresen, en 1993, de recevoir une nouvelle fois le prix de l’ « Œuvre de l’année ». La poésie évocatrice des titres donnés à la plupart de ses œuvres par Lasse Thoresen traduit l’adhésion de celui-ci à la foi baha’ie. Il est d’ailleurs le premier à souligner la nécessité d’une dimension spirituelle comme point de départ de sa démarche artistique : « La musique n’est pas seulement de la musique…je pense qu’elle est avant tout l’expression d’un humanisme. Elle ne doit pas se limiter à présenter un éventail de combinaisons sonores, mais surtout tenter de les mettre à profit pour témoigner de la condition de l’homme ».  

Oeuvres



 
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